Entre homophobie et racisme, pression sociale, fantasme “exotique” et volonté d’émancipation, les homos des quartiers populaires tracent leur route. Des parcours parfois chaotiques, toujours singuliers, pour conquérir sa place dans la société.

Un «enfer» qui fascine. Depuis près de dix ans, journaux et télé- visions pointent régulièrement l’homophobie «en banlieue». Rentrée 2009, l’engouement atteint son paroxysme. Deux livres passionnent les rédactions, Homo-Ghetto, gays et lesbiennes dans les cités: les clandestins de la République, de Franck Chaumont (1), et Un homo dans la cité. La descente aux enfers puis la libération d’un homosexuel de culture maghrébine, de Brahim Naït-Balk (2). Témoignage après témoignage se dessine le calvaire des homos «de cités», qui seraient victimes de l’homophobie la plus terrible. Épineuse réalité ou déformation médiatique? [Lire l’enquête]

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