De plus en plus féminisée, l’extrême-droite européenne se pose désormais en pourfendeuse du sexisme. Incarnée par des tribuns d’un nouveau genre, elle milite pour le droit à… se libérer de l’islam ou à dire non à l’avortement. Un discours résolument populiste, qui déteint sur le reste du paysage politique.

Elles sont actives, célibataires, mariées ou divorcées et incarnent les nouveaux visages du populisme en Europe. À l’image de Marine Le Pen, qui a succédé à son père, les femmes sont mises désormais sur le devant de la scène par de nombreux partis d’extrême droite. C’est la députée Pia Kjærsgaard qui a ouvert la voie, créant dès 1995 le Parti populaire danois. Une formation xénophobe, devenue la troisième force politique du pays. De quoi inspirer ses homologues étrangers… En Belgique, le parti indépendantiste flamand Vlaams Belang a ainsi fait d’Anke Van dermeersch, une ancienne Miss Belgique élue sénatrice en 2003, l’une de ses figures phares.

Plus au nord, la désormais populaire Siv Jensen a pris les rênes du Parti du progrès norvégien en 2006, avant d’être nommée ministre des Finances l’année dernière. En 2010, la jeune Suisse Céline Amaudruz est devenue présidente de la section genevoise de l’Union démocratique du centre (UDC), avec le soutien de plusieurs pontes du parti. Un an plus tard, le Front national français se mettait au diapason, désignant Marine Le Pen comme dirigeante. Et en février dernier, les nationalistes autrichiens du BZÖ annonçaient à leur tour la nomination d’Ulrike Haider-Quercia, la fille du fondateur du parti, comme tête de liste aux européennes. Alors, simples hasards ou vraie (r)évolution? [Lire la suite]

 

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