Rafles, déportations, travail forcé : si elle fut en son temps la fierté de la France, la ligne ferroviaire Congo-Océan reste l’un des chantiers les plus meurtriers de l’époque coloniale. Un pan de l’Histoire dont l’État et le groupe Spie, aujourd’hui accusés de « crime contre l’humanité », vont devoir répondre devant la justice.

C’est un dossier sensible, pour ne pas dire brûlant, que va devoir trancher le tribunal de grande instance de Pontoise. Une affaire d’autant plus propice au déchaînement des passions qu’elle met directement en cause l’État et le groupe Spie, l’une des plus grandes entreprises françaises de construction. Tous deux sont en effet dans le collimateur de la justice depuis que le Conseil représentatif des associations noires de France (Cran) les a attaqués pour « crime contre l’humanité », le 25 février 2014. Ce dont il les accuse ? [Lire la suite]

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